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Sylvie Arnoux : un atterrissage réussi au cœur du bâtiment BBS

Depuis un an et demi, elle est le premier visage souriant que l’on croise en entrant dans le bâtiment BBS du campus Carreire. Après plus de trente ans dans l’aviation civile en tant que cheffe de cabine chez Air France, Sylvie Arnoux a choisi de poser ses valises dans un univers bien différent : celui de la recherche. Rencontre avec une professionnelle au parcours atypique, dont l’énergie et la curiosité nourrissent son quotidien.

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  • Du ciel aux laboratoires : une transition professionnelle inattendue

Après une carrière rythmée par les décollages et les atterrissages, Sylvie Arnoux a pris sa retraite de l’aviation au lendemain de la crise sanitaire. « C’était à la fois un soulagement et une nouvelle adaptation à un mode de vie différent. Mon métier était une passion, mais le rythme était devenu plus difficile avec la crise sanitaire en 2020. J’ai d’abord apprécié cette nouvelle liberté : un quotidien plus régulier, des repas de famille partagés, des anniversaires fêtés à l’heure… Mais rapidement, l’envie de retrouver une dynamique sociale et professionnelle s’est imposée. »

C’est en recherchant un poste d’accueil, à mi-temps, dans un environnement dynamique qu’elle découvre une annonce de l’université de Bordeaux. « Je voulais un poste où je pouvais interagir avec du monde, dans un cadre stimulant. Le campus m’a immédiatement séduite. » Aujourd’hui, elle assure l’accueil, la gestion des réservations de certaines salles et l’affichage dynamique du bâtiment BBS, tout en veillant au bon déroulement des événements et à la sécurité du site.

  • Un regard extérieur sur le monde de la recherche

Plongée dans un environnement scientifique qu’elle ne connaissait pas, Sylvie découvre peu à peu les rouages de la recherche. « Je ne viens pas du tout du monde scientifique, mais j’ai toujours été curieuse et ouverte à l’apprentissage. Ce qui m’a frappée, c’est la passion qui anime la communauté scientifique. Et finalement, j’y retrouve des similitudes avec l’aviation : un jargon spécifique, une organisation rigoureuse et un engagement total. »

Avec humour, elle partage une anecdote sur ses premiers jours : « Pour moi, une paillasse, c’était un matelas garni de paille. J’étais intriguée d’entendre mes collègues en parler jusqu’à comprendre qu’il s’agissait en réalité de leur plan de travail… Une découverte bien moins pittoresque que dans mon imagination amusée ! » Autre surprise, l’ampleur des démarches administratives entourant la recherche. « Un jour, j’ai demandé à un collègue comment étaient financés les projets de recherche. J’ai été étonnée d’apprendre qu’il fallait constamment se battre pour obtenir des financements. »

  • Des échanges riches au-delà de l’accueil

Au-delà de l’accueil, Sylvie Arnoux apprécie particulièrement les interactions avec les scientifiques et le personnel du bâtiment. « Les pauses déjeuner avec les collègues de mon unité TBMCore sont des moments privilégiés : on y parle de science, de techniques, d’innovations… et moi, j’apprends ! J’aime comprendre ce que font mes collègues scientifiques. »

Étant en appui des événements organisés dans le bâtiment, elle rencontre des acteurs de divers domaines. « À force d’être à l’accueil, je connais plus de personnes issues des différentes unités que certains chercheurs eux-mêmes ! »

Elle participe aussi à la transmission des savoirs : « Depuis peu, j’accompagne une nouvelle collègue. Ça me plaît beaucoup de partager mon expérience et d’aider quelqu’un à prendre ses marques. »

  • Un Département inclusif

À l’occasion du mois de mars et de la Journée des droits des femmes, nous avons interrogé Sylvie sur la place des femmes dans la recherche. « Dans mon ancienne carrière, les femmes étaient majoritaires en cabine, mais les postes de direction restaient surtout masculins. Ici, j’ai été agréablement surprise par la diversité. Je vois des femmes à des postes de direction, comme la directrice de mon unité d’attachement (TBMCore), Béatrice Turcq, et c'est plaisant. »

Elle se souvient d’une initiative marquante dans l’aviation : « Un jour, pour la Journée des droits des femmes, notre équipage était entièrement féminin, de la commandante de bord aux hôtesses. Les passagers ont adoré ! »

Et pour conclure Sylvie Arnoux insiste sur un point essentiel, la bienveillance : « Dès mon arrivée, on m’a proposé de visiter différentes unités et plateformes et de comprendre ce qui se faisait. Je n’osais pas trop demander, pensant déranger. Mais ici, les gens aiment partager leur passion. »